The Artist

Patrick Montagnac

Patrick Montagnac est originaire du sud de la France. Il s’est lancé dans la peinture après la découverte d’une toile dans une galerie provençale. Cette toile mêlant jeux de textures et de couleurs a résonné en lui comme une évidence. Alors comme par instinct, Patrick a décidé de se lancer dans la composition de ses premières toiles. Rapidement, les bons gestes se sont mis en place pour laisser se déployer des couleurs juxtaposées, des reliefs très massifs, une dynamique empreinte d’optimisme. Influencé par sa vision de pilote d’avion, Patrick Montagnac interprète ainsi d’une façon abstraite l’érosion des reliefs au travers du temps. Comment les reliefs résistent aux éléments ? Une autre façon de poser la question de la résistance de l’homme par rapport aux évènements de la vie…. Quel message laissons nous après nous ? Aujourd’hui, l’artiste réalise de grands monochromes noirs, dorés, magentas, bleus outremer où les jeux de lumières révèlent souvent auprès des visiteurs une profonde émotion…

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Le but premier de sa carrière d’artiste étant son engagement caritatif, Patrick Montagnac continuera de se mobiliser et de soutenir différents projets philanthropiques. C’est pour cette raison qu’il offre chaque année dix toiles à une association afin d’encourager la mobilisation de mécènes et d’aider à récolter des fonds.

RECOMPENSES OBTENUES

  • PARIS : Médaillé par l’Académie d’Arts Sciences Lettres – 04/06/2016

 

Interview de Patrick Montagnac

 

Pourriez-vous parler de régions et des influences sur votre style ?

Patrick Montagnac : Si nous parlons de régions, sans hésitation, je parlerais d’abord de ma région de naissance, le « Causse », où la terre est rouge, les pierres sont sculptées au fil du temps. Par conséquent, où le minéral domine le végétal. Dès que possible, j’aime à rappeler que « l’Aveyron » est aussi le lieu de naissance de Pierre Soulages. J’ai découvert ce peintre avec un immense plaisir au musée Georges Pompidou à Paris en 2009… Cette région où, comme Pierre Soulages, adolescent, j’ai exploré, seul, ces grands espaces désertiques, mais riche en couleurs et composants minéraux.

Quelles sont vos autres sources d’influence ?

Patrick Montagnac : En fait, tout a commencé dans le village de Dieulefit, par un après midi d’été, devant une toile de Jacques Pouchain, stockée là dans le coin d’une de ces belles galeries drômoises. Je pense qu’elle était issue d’une précédente exposition consacrée à l’artiste. Un travail sur de fortes épaisseurs, en monochromie… Une approche de la peinture qui a résonné pour moi comme une évidence. Ce jour là, sur le chemin du retour, je n’ai qu’une seule idée en tête : m’équiper pour habiller une toile et me lancer. Quelques jours plus tard, mes premières secondes devant la toile blanche sont bien réelles, grisantes… J’ai retenu ma respiration et je me suis lancé dans le façonnage d’une base acrylique… Mon second déclic se fait quelques mois plus tard, lors d’une visite au musée Van Gogh à Amsterdam avec la découverte des couleurs. Des couleurs pures, juxtaposées, jouant sur les épaisseurs. De retour à mon atelier, j’utilise l’huile pour la première fois. Cette expérience m’ouvre de nouveaux horizons… Depuis c’est une véritable boulimie de visites de musées qui se déclare : Chicago, Paris, Londres, Barcelone, New York…

Quelles sont vos autres formes d’art préférées ?

Patrick Montagnac : L’architecture moderne me passionne, surtout celle qui s’intéresse aux habitats des générations futures, aux grands monuments et autres ensembles collectifs. Je dois avouer que gamin, c’est-à-dire vers l’âge de 10 ans je souhaitais devenir architecte. Mais au fil des années mes choix professionnels ont évolué… Aujourd’hui, mes peintures comme mes sculptures sont empreintes de cette attirance initiale. Le cinéma est un domaine connexe dans lequel je souhaite m’investir. L’envie d’écrire, ou de co-écrire un scénario ne me lâche pas depuis plusieurs années. J’en observe attentivement les mécanismes en allant au cinéma aussi souvent que possible, sans a priori, prêt à être surpris par tous les genres cinématographiques. Par extension au cinéma, la photographie ne m’est pas insensible. En revanche, elle reste encore pour moi un grand domaine à investir… peut être un jour qui sait ?… Dans le domaine de la sculpture et de la peinture contemporaine, je suis attiré par les grands volumes purs, massifs et généreux. Quel plaisir de découvrir dans un parc verdoyant, une sculpture magistrale venue de nulle part dans des lieux improbables !

Pourquoi avez-vous fait le choix de la peinture et de la sculpture ?

Patrick Montagnac : Il s’agit à mes yeux d’un moyen d’expression différent, qui au-delà du plaisir, correspond à la recherche d’un équilibre personnel. Il est vrai que pour tout un chacun, la vie est souvent rythmée de périodes tumultueuses et compliquées. J’aime l’évasion que me procurent la peinture et la sculpture : l’expression d’une idée, d’un sentiment, d’une envie rendue possible, et tout cela, sans avoir à prononcer un seul mot.